There Will Come Soft Rains (ou de la disparition) —par Sara Teasdale, 1918

There will come soft rains and the smell of the ground,

And swallows circling with their shimmering sound;

And frogs in the pools singing at night,

And wild plum-trees in tremulous white;

Robins will wear their feathery fire

Whistling their whims on a low fence-wire;

And not one will know of the war, not one

Will care at last when it is done.

Not one would mind, neither bird nor tree

If mankind perished utterly;

And Spring herself, when she woke at dawn,

Would scarcely know that we were gone.

 

Sara Teasdale, 1918

Magnifique poème de Sara Teasdale, duquel s’est inspiré Ray Bradbury dans sa nouvelle du même nom (mais cette fois apres l’invention de l’arme atomique) dans laquelle il décrit la vie d’une maison-robot qui continue à servir et désservir les repas, à passer l’aspirateur, après l’apocalypse et la disparition de toute vie sur terre.

Je peux tenter une traduction…

Alors viendront les pluies et l’odeur de la terre,
Et le son chatoyant des voltantes hirondelles;
Et le chant des grenouilles dans les trous d’eau, la nuit,
Et la blancheur tremblotante des pruniers;
Les rouge-gorges parés de leur feu de plume
Sifflant leurs tocades du haut d’un barbelé;
Et pas un ne saura rien de la guerre, pas un
Ne s’en préoccupera à la fin.
Pas un ne regrettera, ni l’oiseau ni l’arbre
L’espèce humaine toute entière disparue;
Et la source elle-même, quand elle s’éveille à l’aube,
Saura à peine que nous sommes partis.

 

2 commentaires

  1. « L’eau cinglait les carreaux, ruisselait sur le flanc ouest de la maison, celui dont la peinture blanche avait cramé pour faire place à une surface uniformément noire. Sauf en cinq endroits. Ici, un reste de peinture dessinait la silhouette d’un homme en train de tondre sa pelouse. Là, comme dans une photographie, une femme se penchait pour cueillir des fleurs. Un peu plus loin, leurs images décalquées sur le bois brûlé en un titanesque instant, un petit garçon, les mains tendues en l’air ; plus haut, la forme d’un ballon en pleine trajectoire ; et de l’autre côté, une fillette, les bras levés pour attraper un ballon qui n’était jamais redescendu. Les cinq taches de peinture — l’homme, la femme, les enfants, le ballon — étaient intactes. Le reste ne formait plus qu’une mince couche charbonneuse. » Ray Bradbury, Viendront de douces pluies.

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